193 États membres de l'ONU forment la totalité de la carte (géo)politique mondiale. La totalité ? Pas tout à fait. Plus d'une centaine de territoires défient les règles du jeu. Ils sont des États de facto, des utopies numériques, des zones d'expérimentation inédites... Ces « États fantômes » disposent généralement d'un peuple, d'un gouvernement, d'un drapeau et même d'une monnaie - de tout, sauf de la reconnaissance du reste du monde.
Derrière ces zones grises se cachent des conflits gelés, des aspirations à l'indépendance et des revendications identitaires qui bousculent l'ordre établi. À l'heure où la guerre revient en Europe, où la question palestinienne demeure irrésolue et où de nouvelles formes de souveraineté émergent chaque jour, la géopolitique des États fantômes révèle une planète en pleine mutation : un monde où exister est un combat de tous les instants.
Les États fantômes nous rappellent que la carte du monde n'est jamais figée. Elle est le miroir mouvant de nos rapports de force, de nos rêves et de nos fractures. Et, en définitive, ces territoires nous aident à répondre à la question : qu'est-ce qu'une nation au XXIe siècle ?