De l'Ecole polytechnique féminine à l'EPF école d'ingénieures

1925-2005, 80 ans d'histoire

Maryse Barbance- De l'Ecole polytechnique féminine à l'EPF école d'ingénieures


17 novembre 2005

En 1925, quand Marie-Louise Paris fonde l'Institut électromécanique féminin, elle fait partie des pionnières. Pionnière par sa formation, car elle est ingénieure diplômée de l'Institut électrotechnique de Grenoble, et pionnière dans sa volonté de créer une école supérieure pour les filles. Pourquoi ne choisit-elle pas simplement d'exercer son métier d'ingénieur ? Pourquoi ne se dit-elle pas que les jeunes Françaises emprunteront la même voie qu'elle, celle des grandes écoles de garçons qui ont commencé à devenir mixtes du fait des besoins suscités par la guerre ? Pourquoi tient-elle à créer une école polytechnique à l'intention des filles ?

L'histoire de l'École polytechnique féminine, qui succède à l'Institut électromécanique féminin en 1933, est longue, complexe, passionnante. Elle va se poursuivre sous la direction de Marie-Louise Paris jusqu'en 1969, puis de Maurice Berthaume, professeur d'aéronautique qui la seconde depuis les débuts. Menaces d'éviction, manque de fonds, risques de délocalisation, l'école a probablement connu tous les dangers jusqu'à ce que Colette Kreder la remette sur pied à compter de 1980 et qu'Alain Oeneveau prenne la relève en 1994. La vie de l'École polytechnique féminine, c'est également le reflet de l'évolution de la société française, de ses mentalités et de ses pratiques, ainsi que des avancées techniques et scientifiques sans précédent qui ont jalonné le 20e siècle (aéronautique, informatique et électronique, nucléaire...) et, puisqu'il s'est longtemps agi d'une école de filles, une partie de l'histoire des femmes ingénieurs dont l'école forma la majorité jusqu'à la fin des années 50.

C'est sur cette trame aux fils multiples que l'École polytechnique féminine, finalement devenue l'"EPF école d'ingénieurs" à la suite de son passage à la mixité en 1994, a écrit son histoire, une histoire que raconte Maryse Barbance avec rigueur et sensibilité à partir de documents d'archives, de données scientifiques et statistiques, mais aussi des témoignages particulièrement vivants d'ingénieurs EPF de toutes les générations et des personnalités qui se sont impliquées dans la vie de l'école.

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